Exposition LAKA

LAKA

Doté d’une patience inouïe dans l’exécution de ses créations, surtout lorsqu’il s’agit  de graver finement une toile ou une sculpture, Laka soutient religieusement que « ce sont ces scarifications de la matière qui lui donnent autant de chair que de vie, et qui permettent à mon être de la marquer de mon empreinte. C’est ainsi que je constitue la trame de mon écriture plastique ».

Né le 02 aout 1970 à Lomé (Togo),  à l’état civil Ankude Kossi Krampah Léopold, Laka réside et travaille à Lomé depuis 1999.

Depuis sa première exposition de dessins au crayon graphite à l’institut Français de Libreville (Gabon) en 1994, l’artiste a battu des sentiers et a fait du chemin. Ayant participé à plusieurs expositions collectives, il est autant auteur à foison d’expositions individuelles. Depuis 2008, il expose de manière permanente à la Galerie EUREKA, à Abidjan (Côte d’Ivoire).

L’homme est dans sa quintessence au centre de la démarche artistique de Laka : « Mes œuvres parlent de l’Homme, de l’espoir conscient ou non qu’il a de mieux de se connaître, de trouver un sens au mystère de son existence ».

L’artiste vit cette quête infinie, au travers du processus de création, qui est toujours et à chaque fois renouvelée, l’amenant de rives parcourues, vers des horizons prometteurs : « Je vis l’art comme une ivresse, un moment intense de fusion avec l’intime ; j’aurai tant aimé que cela se fasse sans interruption. Chacune de mes créations, mêmes les plus petites ou qui même semblent insignifiantes, décrit ce moment de rencontre selon une vibration spéciale, proportionnelle au degré de communication intérieure atteinte, d’extases passagères vécues… ».

Des grandes questions de la vie, aux choix que font les hommes de leur existence, aux contraintes rencontrées ainsi que des moyens mobilisés pour en découdre ou les dépasser, l’artiste les sublime dans ses œuvres, dans  une prédilection pour les matériaux ayant déjà vécu, en s’évertuant de demeurer un filon « de ces racines anciennes dans la formulation de ma contemporanéité qui ne veut absolument rien nier du riche et fastueux passé, tout en restant obstinément ouvert sur l’avenir ».

Dans sa démarche artistique il s’inscrit dans une idée de déconstruction : « je crée, je déconstruis pour reconstruire à nouveau, allant toujours au-delà de mes propres limites et intentions »

Au niveau des couleurs l’artiste les veut le plus proche possible de la nature, sable et argile, jus d’écorces, qu’il  mêle avec des produits plus classiques comme la peinture à l’huile ou à l’acrylique. Tout cela posé sur un enduit de son invention qui lui permet de donner forme et épaisseurs pour des créations toujours en relief. Quelles que soient les matières utilisées, son véritable tour-de-main consiste à convenablement fixer les couleurs, les rendre indélébiles et à imperméabiliser tous les supports…

Titres des œuvres exposées : Les Guerriers de la Lumière

  « Je voyage beaucoup, tout en restant paradoxalement sur place, parce qu’il n’y a pas de plus belles terres que celles que crée mon imaginaire » Laka.

Ces 10 « Guerriers de la lumière », sont « une allégorie en hommage à tous ceux qui préservent le bien ». Ils sont le résultat d’une créativité portant sur « la Mémoire, la nécessité de se réincarner individuellement et collectivement du poids du passé, afin de se donner la possibilité de progresser vers une destination de réalisations ».

Dans cette quête, ces silhouettes humanoïdes racontent l’homme, réalisant sa destinée de vie, sans omettre que préserver le meilleur en soi demande des efforts dignes d’un guerrier, tout en conservant l’esprit chevaleresque, et qu’on ne peut avancer en renonçant à tout : centaines choses suivront toujours.

Cette permanence des états de l’être humain dans son environnement: douleur, espoir, déception, joie, amour, violence, paix, mal-être, problèmes écologiques, etc. prévaut dans la création artistique des sculptures, à travers l’expression des matériaux utilisés.

Les sculptures humanoïdes qu’elles portent soit un casque constitué d’une calebasse truffée d’un kilogramme de clous hérissés, soit coiffée de chapeau en calebasse, à castagnette, de compteur de débit d’eau, constituées d’objets récupérables de ventilation et respirateur à la bouche reliant la tête,  dans un assemblage de tuyaux, de bois, de papiers mâchés, plastiques, de miroir, de ferrailles diverses, etc. connotent menus situations ambiantes vécues ou à venir, figuratives, contemplatives, jubilaires, téméraires ou souhaitées. C’est à l’exemple, la précarité de la vie qui est un joug quotidien, l’air qui est devenu spécialement précieux ces derniers temps, la diversité des opinions, la résignation et le fanatisme.

Selon l’artiste, la dominance de la couleur blanche des sculptures est le symbole de la lumière et de l’ouverture vers d’autres acquisitions. Les stigmates et les empreintes colorés dont elles recèlent, matérialisent les marques du passé vécu et les d’objets transportés témoignent d’autant de renoncements de l’homme et qui forgent sa personnalité.

Ces sculptures, guerriers de la lumière, l’artiste les fait virevolter autour d’un globe conçu en calebasses couplées, représentatif de la terre, mère, nourricière, la nouvelle terre havre de vie des hommes, souvent métamorphosée au quotidien par ces derniers à l’issue de leurs efforts. Elle matérialise aussi le tréfonds de l’homme, son espace intime et impénétrable, son moi ainsi que sa personnalité: l’intérieur de l’homme et l’extérieur de l’homme.

Date

Sep 01 - 30 2021
Expiré!

Heure

Journée entière

Lieu

Rue Marconi-Marcory Zone 4C/Abidjan Cote D’ivoire
Galerie Eureka
Catégorie
Galerie Euréka

Organisateur

Galerie Euréka
Téléphone
+225 21 35 08 08
Email
[email protected]
Site Web
https://eurekagalerie.Com
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