ARISTIDE KOUAME

Aristide Kouamé

KOUAME Koffi Aristide est né le 17 juin 1995 à Abidjan (Côte d’Ivoire), diplômé du D.E.S.A. (Diplôme d’Etude Supérieure Artistique) et du Master 2 en peinture, obtenus à l’école nationale des beaux-arts d’Abidjan où il entre après le cycle secondaire. Il vit et travaille à Abidjan. 

En atelier de peinture des beaux-arts d’Abidjan, il apprend auprès de ses maîtres, notamment monsieur Pascal KONAN de qui il s’est beaucoup inspiré. Aussi, il s’inspire des artistes tels que : El Anatsui, Jaume plensa, Yéanzi, Mbongeni Buthelezi…

Son travail traite essentiellement le sujet de l’homme et son environnement. L’idée de recyclage de tongs vient tout simplement du fait que en Afrique, précisément en Côte d’Ivoire, l’on a tendance à réutiliser des objets utilisés au quotidien, notamment, les bidons, les sacs plastiques, les boites de conserve et bien d’autres… 

 Aristide, dans son travail essaie d’agir  comme un environnementaliste, un archiviste, un collecteur de données, qui collecte les traces, les empreintes laissées sur les tongs récupérés au bord de l’eau et dans son environnement. Les sujets traités ici sont relatifs à la question de l’identité, la récupération et bien d’autres préoccupations sociales. Au travers du recyclage de tongs  pour en faire des œuvres picturales, Aristide joue intelligemment avec le lien entre ce qui est considéré comme «  vanité » et beau et l’art du « Recyclage », donnant aux déchets une seconde vie, en les façonnant pour créer des portraits. Il essaie de retracer un chemin qui semble effacé. Mais au delà il recherche ses racines et sa propre personnalité. 

  • A travers ses œuvres, l’on peut percevoir des visages les uns à côté des autres qui évoquent l’humanité ou les sociétés humaines qui sont impliquées dans les trois dimensions du développement durable :le social, l’économique et l’écologique puisque à l’échelle globale comme à l’échelle locale la préservation de l’environnement dépend de l’humanité (biodiversité, climat, pollution etc…) On peut voir aussi très souvent des mots en français, en nouchi (langage vernaculaire ivoirien), en Baoulé (ethnie du centre de la Côte d’ivoire), ou encore en anglais. Les lettres et mots utilisés sont considérés comme des liens  entre les hommes, et constituent un héritage pour les générations futures, car dit-on : «les écrits parlent quand l’homme se tait. »  
Expositions personnelles
  • Exposition solo dénommée « Vestigium », hôtel Pullman Abidjan, 2020
  • Exposition collective dénommée « prémonition », galerie Houkami Abidjan, 2020.
  • Exposition collective dénommée « une toile pour sauver un enfant », édition 2019, Sofitel hôtel ivoire, Abidjan.
  • Exposition collective dénommée « system D », T-ART gallery, Zürich (Suisse), novembre 2017.
  • Exposition collective dénommée « Idée de cadeau », Rotonde des arts, Abidjan, Décembre 2016

Aristide Kouamé