Les oeuvres d’art Africaines les plus chères au monde

Galerie Eureka Abidjan

La Galerie Eureka à Abidjan, espace dédié à la promotion et au rayonnement de l’art africain vous emmène à la découverte des oeuvres d’art les plus chères, issus du continent.

1 – Les oeuvres traditionnelles

Le masque Fang Ngil – Gabon.

Ces masques, portés par les hommes du même nom lors de cérémonies d’initiation ou de persécution de malfaiteurs, aurait inspiré le célèbre Pablo Picasso. Il représente, sur plus de 48 cm de hauteur, un visage stylisé, peint en blanc au kaolin (argile blanche).

Acheté à 5,9 millions d’euros, ce masque du XIXe siècle est devenu l’oeuvre d’art la plus chère au monde, battant la statue de reine Bangwa (originaire du Cameroun), qui a été vendue 2,7 millions d’euros.

Ce masque représentait le passage de l’état androgyne à l’état adulte, pour les hommes. Cette initiation au Ngil comprenait une purification préalable physique et morale, une flagellation, une confession des crimes et / ou des ruptures d’interdits, etc.

Les néophytes devaient ramper devant ces effigies, en passant au-dessus d’une fosse dans laquelle étaient cachés des guerriers qui cherchaient à les blesser avec leurs armes.

La régalia Luba – RDC.

Ce siège à cariatide (statue de femme soutenant une corniche sur sa tête) représente la civilisation des Balubas Shankadi (groupe de l’est du Katanga). Cette civilisation est d’ailleurs considérée comme l’une des plus brillantes du continent africain, au niveau artistique.

Ce siège de 51 cm de hauteur a été mis en vente à un collectionneur privé à Paris, pour la somme de 5,54 millions d’euros.

Il est considéré comme un objet royal (aussi appelé régalia), lié au règne du Mulopwe Kumwimbe Ngombe et du prince Ilunga Buki, entre 1810 et 1840.

Il a été mis en vente par la célèbre maison d’enchères anglaise, Sotheby’s.

Harry Bombeck, qui occupait un poste à la Société Anonyme Belge pour le Commerce du Haut-Congo en a pris possession entre 1896 et 1899, avant que ce siège soit expédié en Belgique. Il est finalement demeuré à l’abris des regards depuis sa dernière exposition publique aux Etats-Unis en 1945 et vendu en 2010.

2 – Les oeuvres modernes

Car les oeuvres traditionnelles ne sont pas les seules à avoir de la valeur, voici 5 articles d’art contemporain Africain qui ont, eux aussi, été vendus des millions.

Night Nurse – Marlène Dumas

Peinture à l’huile de 200 x 100 cm, cette oeuvre a été peinte en 1999 – 2000 par Marlène Dumas, originaire du Cap en Afrique du Sud, et achetée pour 2 517 000 millions de dollars.

Cette peinture est une superbe expression du style pictural de Dumas, tant par sa forme que son contenu. Son but, à travers cette série d’oeuvres, était de représenter les prostituées travaillant dans le quartier rouge d’Amsterdam.

La nudité, la sexualité ou encore l’érotisme sont des thèmes délicats, mais familiers pour Dumas, qui se délecte de confronter tous ces thèmes tabous, en présentant le sujet directement, forçant le spectateur à l’examiner de front.

Ce tableau représente une femme debout, de face, les bras gainés de gants noirs, les mains sur les hanches. Ses sous-vêtements sont tordus d’un côté, les lacets de ses talons remontent sur ses jambes comme du kudzu. L’élément du tableau qui nous relie au monde médical est le fond rouge, s’apparentant moins à un symbole d’urgence qu’au feu de la luxure.

Excerpt (citadel) – Julie Mehretu

Peinture à l’encre et acrylique de 81 x 137 cm peinte en 2003 par l’artiste Éthiopienne Julie Mehretu, et vendue au prix de 1 567 500 millions de dollars. Ses oeuvres s’apparentent à de l’art abstrait et parfois le futurisme du début du XXe siècle.

Cette oeuvre est tirée d’une petite série d’oeuvres peintes par Mehretu en 2004.

La peinture cinétique représente un effort herculéen de la part de l’artiste pour produire un amalgame dense de formes géométriques et organiques. C’est à la fois une explosion sans but de couleurs kaléidoscopiques et élégamment inventées, le tout dans une exactitude étonnante.

Ses inspirations : mouvements constructivistes russes du début du XXe siècle, avec Alexandr Kasmir Malevich et Wassily Kandinsky, qui ont conçu la notion d’abstraction comme méthode pour propager l’universalisme et la collectivité.

Mehretu construisait son travail à partir de plusieurs bandes de formes et de lignes. Ainsi, les composants de cette toile semblent être suspendus dans l’équilibre entre les façades, entremêlés.

L’île heureuse – Mahmoud Saïd

Peint par l’Egyptien Mahmoud Saïd, cette peinture d’huile sur bois de 80 x 70 cm a été vendue au prix de 1 475 720 millions de dollars.

Considérée comme l’un des piliers centraux de l’art égyptien du XXe siècle, cette oeuvre rejette le milieu de la noblesse égyptienne (comme toutes les oeuvres de Mahmoud Saïd), reflétant un désir sincère de détourner son regard artistique vers la terre d’Egypte et des Égyptiens ordinaires.

Mahmoud a été enseigné par l’artiste Italienne Amelia Casonato Daforno, résidente à Alexandrie qui avait étudié à l’Académie de Florence. Après avoir pris d’autres leçons avec un artiste florentin, Artoro Zananeri, il part pour Paris en 1920 pour poursuivre ses études de droit français.

Cette oeuvre a été présentée à l’origine comme un cadeau de Mahmoud Saïd à Jean Nicolaides, membre des cercles artistiques alexandrins et architecte local bien connu et ami de longue date du peintre.

Mahmoud aimait particulièrement la peinture hollandaise ancienne et les oeuvres des primitifs flamands et des réalistes néerlandais.

Saravejo – Omar El Nagdi

Peint par l’Egyptien Mahmoud Saïd, cette peinture d’huile sur bois de 80 x 70 cm a été vendue au prix de 1 475 720 millions de dollars.

Considérée comme l’un des piliers centraux de l’art égyptien du XXe siècle, cette oeuvre rejette le milieu de la noblesse égyptienne (comme toutes les oeuvres de Mahmoud Saïd), reflétant un désir sincère de détourner son regard artistique vers la terre d’Egypte et des Égyptiens ordinaires.

Mahmoud a été enseigné par l’artiste Italienne Amelia Casonato Daforno, résidente à Alexandrie qui avait étudié à l’Académie de Florence. Après avoir pris d’autres leçons avec un artiste florentin, Artoro Zananeri, il part pour Paris en 1920 pour poursuivre ses études de droit français.

Cette oeuvre a été présentée à l’origine comme un cadeau de Mahmoud Saïd à Jean Nicolaides, membre des cercles artistiques alexandrins et architecte local bien connu et ami de longue date du peintre.

Mahmoud aimait particulièrement la peinture hollandaise ancienne et les oeuvres des primitifs flamands et des réalistes néerlandais.

Arabwith Jug – Irma Stern

1 118 082 millions de dollars : c’est le prix auquel a été vendue cette peinture à l’huile de 55,5 x 65 cm réalisée par Irma Stern, peintre Sud-Africaine.

Ce portrait se trouve dans un cadre fait à la main de l’artiste, construit à partir de sections d’une porte en bois traditionnelle de Zanzibar.

La fascination pour la culture arabe de l’artiste est plus profonde que les affichages visuels de couleurs et de texture. Irma était également fascinée par une attitude mentale, et la décrivait de manière évocatrice dans un article pour le Conseil National des Femmes en 1954.

Sur le tableau, des inscriptions en arabe ont été insérées au dessus de l’image. Cela se traduit approximativement par : “une fois que vous y goûtez, il y a une libération, une relaxation”.

Cela se réfère probablement à la cruche d’eau que l’homme tient. Pendant le Ramadan, les musulmans pratiquent le jeûn pendant la journée. L’eau de cette cruche arabe représenterait donc une “libération” bénie, offrant la possibilité d’étancher la soif d’une journée passée à jeûner.

Les oeuvres de cet article vous ont été présentées par la Galerie Eureka. Toutefois aucune des oeuvres présentées n’y a été exposée ou vendue. Venez découvrir à Abidjan la Galerie Eureka à travers l’originalité et la créativité qui se dégagent des oeuvres de nos artistes. 

Pour le mois de juin, la Galerie Eureka vous emmène à la découverte des oeuvres de Seth Chrison et d’Adjaratou Ouédraogo. Faites un tour, nous vous y attendons.

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